Une fois par an, à la date prévue dans le bail, le propriétaire peut réviser le loyer. La hausse ne se négocie pas : elle est plafonnée par l’indice de référence des loyers (IRL), publié chaque trimestre par l’Insee. Ce simulateur calcule le nouveau loyer à partir de la dernière variation connue de l’IRL, mise à jour automatiquement sur le site.
La formule de révision
Le nouveau loyer hors charges est égal au loyer actuel multiplié par l’IRL du trimestre de référence indiqué au bail, divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente. Autrement dit, le loyer suit la variation annuelle de l’indice. Si le bail ne précise pas de trimestre, c’est le dernier IRL publié à la date de signature qui sert de référence.
Exemple chiffré loyer de 850 €, IRL + 1,57 %
| Loyer actuel hors charges | 850,00 € |
| Variation annuelle de l’IRL | × 1,0157 |
| Hausse par mois | + 13,35 € |
| Nouveau loyer | 863,35 € |
Les règles à connaître
- Une clause de révision est nécessaire. Sans elle, le loyer ne peut pas augmenter pendant le bail.
- Une fois par an, à la date anniversaire ou à la date prévue au contrat.
- Un an pour la demander. Passé ce délai, le propriétaire perd la révision de l’année. Elle prend effet à la date de la demande, sans rattrapage des mois passés.
- Logements classés F ou G : depuis le 24 août 2022, aucune hausse n’est possible, ni à la révision annuelle, ni au renouvellement ou au changement de locataire (loi Climat et résilience).
- Charges : la révision porte sur le loyer hors charges ; les provisions pour charges suivent la régularisation annuelle.
Les limites du calcul
Le simulateur applique la variation annuelle publiée par l’Insee, arrondie à deux décimales. Le calcul exact sur les valeurs de l’indice peut différer de quelques centimes. Dans les communes où les loyers sont encadrés (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier…), le loyer révisé doit aussi rester sous le loyer de référence majoré.



