Aller au contenu
MARCHÉS · 30 OCTTaux 20 ans3,39 %▲ 0,12Taux 25 ans3,45 %▲ 0,10OAT 10 ans4,44 %▲ 0,44CAC 407 970,00▲ 1,05 %Prix m² Paris9 740 €▲ 1,7 %Prix m² France2 604 €▲ 1,6 %Rdt SCPI4,91 %▲ 0,19Ventes 12 mois951 k▲ 3,6 %IRL1,57 %▲ 0,42
Guide · Niveau intermédiaire · Investissement locatif

Cafards, punaises de lit : qui doit payer la désinsectisation d’un appartement ?

Cafards, punaises de lit : le bailleur doit un logement sans nuisibles, le locataire entretient. Qui paie selon l’origine, en copropriété, et quels recours si le propriétaire ne réagit pas.

Cafard germanique (Blattella germanica) sur une surface claire, vue de dessus
Blatte germanique adulte. © Clemson University - USDA Cooperative Extension Slide Series, Bugwood.org, CC BY 3.0 US

L’essentiel en 30 secondes

  1. Le bailleur doit remettre un logement exempt de toute infestation d’espèces nuisibles : une infestation présente à l’entrée, ou venue de l’immeuble, lui incombe.
  2. Le locataire paie quand l’infestation vient de son défaut d’entretien, mais c’est au bailleur de le prouver, pas à toi de prouver le contraire.
  3. Pour les punaises de lit, l’ANIL est nette : le bailleur supporte les frais de détection et de désinfestation, sauf s’il démontre que le locataire est en cause.
  4. Si le propriétaire ne bouge pas : courrier recommandé, puis commission départementale de conciliation après deux mois, ou juge, qui peut réduire le loyer.

Tu ouvres le placard sous l’évier et ça grouille, ou tu te réveilles couvert de piqûres : la première question n’est pas « qui a raison » mais « qui paie le traitement ». La réponse dépend de trois choses : le moment où l’infestation est apparue, son origine, et ce que chacun peut prouver. Je te donne ici les textes et leur mode d’emploi, côté locataire comme côté propriétaire, pour les cafards comme pour les punaises de lit.

Un point de départ qui change tout : aucun article ne traite spécifiquement des cafards. On raisonne donc avec les règles générales de la location, qu’on croise avec la liste des charges récupérables. Pour le reste du parcours du bailleur, tu trouveras nos guides sur l’investissement locatif.

1. La règle de base : un logement sans nuisibles

L’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 oblige le bailleur à remettre au locataire un logement décent, « ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé, exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites ». Cette dernière mention vient de la loi ELAN du 23 novembre 2018, comme le rappelle le ministère de la Transition écologique. En cours de bail, le bailleur doit aussi entretenir les locaux et y faire les réparations autres que locatives nécessaires à leur maintien en état.

Définition

Logement décent

Logement sans risque manifeste pour la sécurité ou la santé, exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites, d’un niveau de performance énergétique minimal et équipé de façon conforme à l’usage d’habitation (article 6 de la loi du 6 juillet 1989).

L’obligation du bailleur

Elle joue dès la remise des clés et pendant toute la durée du bail. Un logement infesté n’est pas décent : le locataire peut en demander la mise en conformité sans remettre en cause son contrat, c’est l’article 20-1 que l’on retrouve dans les recours plus bas.

L’obligation d’entretien du locataire

De son côté, le locataire doit, selon l’article 7, prendre à sa charge l’entretien courant du logement, les menues réparations et les réparations locatives, sauf si elles viennent de la vétusté, d’une malfaçon, d’un vice de construction, d’un cas fortuit ou d’un cas de force majeure. Il répond aussi des dégradations et pertes survenues pendant le bail, sauf force majeure, faute du bailleur ou fait d’un tiers qu’il n’a pas introduit dans le logement. Le croisement de ces deux articles est la clé : le bailleur garantit le logement, le locataire garantit l’usage normal.

2. Cafards dans l’appartement : qui paie ?

Trois scénarios couvrent la plupart des cas. L’enjeu, dans chacun, est la preuve : un écrit daté, des photos, un constat, plutôt qu’une dispute au téléphone.

Situation Qui paie Fondement Preuve à apporter
Infestation présente à l’entrée Le bailleur Article 6, logement décent État des lieux d’entrée, photos, courrier daté
Infestation venue de l’immeuble Le bailleur, le syndic pour les parties communes Article 6, entretien des locaux Plusieurs logements touchés, origine dans les gaines ou le vide-ordures
Infestation liée à un défaut d’entretien Le locataire Article 7, entretien courant et dégradations À la charge du bailleur : constat, photos, témoignages
Source : articles 6 et 7 de la loi du 6 juillet 1989 (Légifrance). Les lignes sont des repères, pas une décision de justice.

Infestation à l’entrée dans les lieux

Si tu constates des cafards dans les jours qui suivent ton emménagement, écris tout de suite à ton bailleur en recommandé, photos à l’appui, et rappelle ce qui figure à l’état des lieux d’entrée. Plus tu attends, plus il pourra soutenir que l’infestation s’est installée pendant ton occupation. Côté propriétaire, un état des lieux d’entrée qui mentionne l’absence de nuisibles te protège autant que ton locataire.

Infestation venue de l’immeuble

Quand les cafards remontent par les gaines, le vide-ordures ou les canalisations, l’origine n’est plus dans le logement. Le locataire n’y est pour rien, le bailleur doit au locataire un logement sans infestation, et le syndic traite les parties communes. Si tu es propriétaire bailleur dans une copropriété, signale le problème au syndic par écrit, et conserve les échanges : ils te serviront à te retourner contre la copropriété si le traitement du logement échoue à cause des parties communes.

Infestation liée à un défaut d’entretien du locataire

C’est le seul cas où la facture peut revenir au locataire. Déchets laissés en place, nourriture à découvert, humidité qui s’installe : le bailleur peut soutenir que l’infestation vient d’un manque d’entretien courant. À lui de le démontrer. Pour les punaises de lit, l’ANIL l’écrit noir sur blanc : le propriétaire peut ne pas prendre en charge les frais s’il prouve que la présence des insectes est due à son locataire. Pour les cafards, aucun texte dédié, donc on applique la même mécanique des articles 6 et 7.

Attention

Locataire, laisse l’entreprise entrer. L’article 7 oblige à permettre l’accès aux lieux pour les travaux qui permettent au bailleur de respecter son obligation de logement décent. Refuser l’accès, c’est offrir au bailleur un argument contre toi.

3. Le cas particulier des punaises de lit

Les punaises sont un cas à part parce qu’elles circulent. Elles voyagent dans les bagages, les vêtements d’occasion, les meubles récupérés dans la rue. Selon une enquête Ipsos menée pour l’Anses, 11 % des ménages français ont été infestés entre 2017 et 2022, quel que soit leur niveau de revenu.

Pourquoi l’origine est difficile à prouver

Impossible de dire, sur la seule vue d’un matelas, si l’insecte est entré par un voyage, par un voisin ou par la porte du palier. L’ANIL précise d’ailleurs que la présence de punaises n’a pas de lien avec un manque d’hygiène : elles viennent essentiellement de l’extérieur. Un bailleur qui veut faire peser la dépense sur son locataire doit donc apporter une preuve précise, pas une hypothèse.

Qui paie en pratique

Sur ce point, la position de l’ANIL est claire : un logement infesté de punaises ne peut pas être considéré comme décent, et le bailleur supporte les frais de détection et de désinfestation. Le locataire, lui, doit informer le propriétaire pour étudier les solutions ensemble. Si le bailleur refuse de payer, il peut saisir la commission départementale de conciliation ou le tribunal judiciaire.

Une autre réalité s’ajoute : le traitement n’est pas donné. Selon l’Anses, il revient en moyenne à 866 € par ménage touché (étude de 2023). Ce montant moyen ne vaut pas devis : il illustre simplement pourquoi la question du payeur tourne vite à la dispute.

Conseil de la rédaction

Quand l’origine est incertaine, un accord amiable écrit vaut mieux qu’un procès : le bailleur finance le traitement, le locataire s’engage à respecter les consignes de préparation (lavage, rangement) et à laisser l’accès. Ça te fait gagner des semaines sur une infestation qui, elle, ne t’attend pas.

4. Copropriété : parties communes et charges récupérables

Dans un immeuble, le syndic gère l’entretien des parties communes, y compris un contrat de lutte contre les nuisibles quand il y en a un. La question qui suit presque toujours : ces frais figurent-ils dans mes charges ? Réponse dans le décret du 26 août 1987 qui fixe la liste des charges récupérables (décret n° 87-713). Au chapitre « Hygiène », la liste vise les fournitures consommables : sacs en plastique et en papier pour les rejets, et « produits relatifs à la désinsectisation et à la désinfection, y compris des colonnes sèches de vide-ordures ».

Contrat du syndic : ce qui est visé et ce qui ne l’est pas

Le texte parle des produits. Il ne mentionne ni la facture d’une entreprise de désinsectisation ni la dératisation. Or ce qui n’est pas dans la liste ne se refacture pas au locataire. Tu peux donc te voir réclamer le coût des produits utilisés dans les parties communes, mais pas, sur la base du décret, l’intégralité d’une prestation d’entreprise.

Bon à savoir

La liste des charges récupérables est fixée par décret : une dépense qui n’y figure pas ne peut pas être répercutée sur le locataire. Demande le détail de la facture du syndic, ligne par ligne, avant de payer une régularisation qui contient une dépense contre les nuisibles.

Ce que le propriétaire peut refacturer, et ce qu’il garde

En tant que bailleur, tu peux répercuter les seules dépenses qui figurent dans la liste, avec justificatifs. Le reste, notamment le traitement du logement lui-même quand il relève de ton obligation de logement décent, reste pour toi. Si tu confies la location à un professionnel, vérifie aussi ce que prévoit ton mandat : notre guide sur le gestionnaire immobilier détaille ce que couvre et ne couvre pas une délégation de gestion.

Simulateur

Estimez l’effet d’une dépense d’entretien sur vos revenus fonciers

Simuler →

Au régime réel, une partie des frais d’entretien d’un logement loué peut se déduire des revenus fonciers : la qualification de la dépense (entretien, amélioration) se vérifie avec ton comptable avant de la déclarer.

5. Que faire si le propriétaire ne réagit pas ?

Commence par écrire, et conserve la preuve de l’envoi. Une lettre recommandée avec accusé de réception décrit l’infestation (photos datées à l’appui), demande la mise en conformité du logement et fixe un délai raisonnable. L’article 20-1 de la loi de 1989 donne un cadre précis : si le logement ne satisfait pas à l’article 6, le locataire peut demander au propriétaire sa mise en conformité sans porter atteinte à la validité du contrat en cours.

Étape Quand Ce que tu fais
Demande de mise en conformité Dès l’infestation constatée Courrier recommandé, photos, demande de traitement
Commission départementale de conciliation À défaut d’accord ou de réponse sous deux mois Tu la saisis pour obtenir un avis
Juge Sans attendre l’avis de la commission, si tu veux Tribunal judiciaire (juge des contentieux de la protection)
Source : article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989, en vigueur depuis le 1er janvier 2025 (Légifrance).

Prévenir par écrit et mettre en demeure

Le point de départ du délai de deux mois est la demande de mise en conformité restée sans accord ou sans réponse. Passé ce délai, ou à défaut d’accord avec ton bailleur, la commission départementale de conciliation peut être saisie et rendre un avis. Sa saisine ni son avis ne sont un préalable obligatoire à la saisine du juge : tu peux aller directement devant lui. L’information du bailleur par la CAF de son obligation de mise en conformité tient aussi lieu de demande du locataire, ce qui peut débloquer certains dossiers.

Saisir la commission de conciliation ou le juge

Le juge détermine la nature des travaux à réaliser et le délai d’exécution. Il peut réduire le loyer ou suspendre son paiement, avec ou sans consignation, ainsi que la durée du bail, jusqu’à l’exécution des travaux. C’est lui qui décide : ne cesse pas de payer ton loyer de ton propre chef, parce que le paiement du loyer reste une obligation du locataire (article 7). Pour t’orienter, l’ANIL met à disposition le 0 806 706 806 (« info logement indigne », prix d’un appel local) : un conseiller de l’ADIL répond à tes questions juridiques.

Tu peux aussi signaler la situation au service hygiène de ta mairie quand ta commune en a un, surtout si l’infestation touche plusieurs logements. Si tu veux quitter le logement, c’est une autre démarche, avec ses propres préavis : compare-la avec la voie de la mise en conformité avant de décider.

6. Bien traiter une infestation

Un traitement qui échoue coûte deux fois : le produit, puis la reprise de l’infestation. Pour les punaises de lit, l’ANIL et l’Anses recommandent de commencer par la lutte physique, sans insecticide, sur une infestation légère.

Professionnel certifié ou traitement soi-même

Une infestation légère de punaises peut se traiter soi-même : lavage en machine à plus de 60 °C des vêtements à conserver ensuite dans des sacs plastique scellés, passage au sèche-linge au cycle le plus chaud au moins 30 minutes, congélation du linge ou de petits objets à − 20 °C pendant 72 heures minimum, aspiration des œufs, des jeunes et des adultes. Les insecticides courants sont inefficaces contre ces insectes, et les produits chimiques et fumigènes ne doivent pas être utilisés sans professionnel.

Attention

Ne vide pas des bombes insecticides en vente libre dans ta chambre : l’Anses rappelle que les produits chimiques peuvent provoquer des intoxications et accroître la résistance des insectes. La lutte chimique est une étape réservée aux professionnels, en cas de persistance.

Choisir l’entreprise, comprendre le coût

Quand les gestes simples ne suffisent pas, appelle un professionnel vite. Vérifie qu’il dispose du certificat Certibiocide délivré par le ministère de la Transition écologique depuis moins de cinq ans, et consulte la liste de la CS3D (Chambre syndicale des industries de désinfection, désinsectisation et dératisation). L’Anses conseille de choisir une entreprise accréditée pour le traitement des punaises de lit, et de privilégier les méthodes sans chimie (chaleur sèche, congélation) : la chaleur peut traiter toute une pièce, la congélation convient au linge et aux petits objets.

Demande un devis détaillé avant l’intervention et fais-le adresser au bailleur : c’est la pièce qui lui permet de régler la facture en connaissance de cause. Pour les départements du Rhône et des Bouches-du-Rhône, la plateforme stop-punaises.beta.gouv.fr donne accès aux entreprises labellisées, selon l’ANIL.

7. Prévenir le retour des nuisibles

Une fois le logement traité, deux axes évitent la rechute : l’entretien courant et la vigilance sur ce que tu fais entrer chez toi. L’entretien courant (déchets sortis, plan de travail sans miettes, absence d’humidité persistante) relève du locataire, et c’est précisément ce qui t’évite de te voir attribuer la facture.

Gestes d’hygiène et entretien

Entretiens ton logement et ne l’encombre pas d’objets inutiles : l’ANIL le souligne, un logement dégagé réduit les endroits où les insectes se cachent. Les joints, les plinthes et les fissures près des canalisations méritent un coup d’œil régulier. Signale à ton bailleur toute fissure ou fuite : ce sont ses réparations, et elles évitent de créer des abris.

Précautions lors d’un emménagement et au quotidien

Pour les meubles récupérés dans la rue ou achetés en brocante, nettoie-les avec un appareil à chaleur sèche avant de les rentrer. Les vêtements d’occasion se lavent à plus de 60 °C, ou passent au sèche-linge le plus chaud, ou au congélateur. Et en voyage, ne pose pas tes bagages sur le lit ni sous le lit, vérifie-les au retour : ce sont les conseils de l’ANIL, et ils valent aussi pour les cafards, côté valises et cartons.

Questions fréquentes

Peut-on retenir son loyer à cause des cafards ou des punaises ?

Non, pas de ta propre initiative : le paiement du loyer reste une obligation du locataire. C’est le juge qui peut réduire le loyer ou suspendre son paiement, avec ou sans consignation, jusqu’à la réalisation des travaux.

Le bailleur doit-il reloger le locataire pendant le traitement ?

Les articles 6 et 20-1 ne prévoient pas de relogement automatique. C’est un point à négocier par écrit avec le bailleur, par exemple pour un traitement qui impose de quitter le logement quelques jours. Le juge, lui, peut réduire ou suspendre le loyer.

L’assurance habitation prend-elle en charge la désinsectisation ?

Cela dépend de ton contrat. Relis les conditions générales et cherche une mention expresse des nuisibles ou de la désinsectisation avant de déclarer quoi que ce soit : la responsabilité locative sert d’abord aux dégradations, pas au traitement d’une infestation.

Puis-je faire traiter moi-même et envoyer la facture au propriétaire ?

Préviens d’abord ton propriétaire par écrit, comme le recommande l’ANIL pour les punaises de lit. Sans demande préalable, tu risques de devoir prouver à la fois que l’intervention était justifiée et que le bailleur avait été mis en mesure de s’en charger.

Le propriétaire peut-il me facturer les produits dans mes charges ?

Les produits relatifs à la désinsectisation et à la désinfection figurent dans la liste des charges récupérables, y compris pour les colonnes sèches de vide-ordures. La dératisation et la facture d’une entreprise n’y figurent pas : demande le détail avant de payer.

Ce qu’il faut retenir

Le bailleur doit un logement sans nuisibles à l’entrée et pendant le bail, le locataire entretient normalement, et la facture ne change de main que si le bailleur prouve une faute d’entretien.

Sources et mises à jour

Loi du 6 juillet 1989, article 6, article 7 et article 20-1 · Décret n° 87-713 du 26 août 1987, annexe (Légifrance, consultés le 28 octobre 2026) · ANIL, « Logement infesté de punaises de lit » et « Votre logement est infesté de punaises. Comment les reconnaître et les traiter ? » (mise à jour du 15 mars 2022) · Ministère de la Transition écologique, « Punaises de lit ? L’État vous accompagne » (mis à jour le 31 octobre 2025) · Anses, étude sur le coût des punaises de lit (21 juillet 2023).

E
Eric

Eric écrit pour Le Blog Immobilier sur le marché du logement, le crédit et l’investissement locatif. Il décrypte les chiffres, les prix et les règles qui comptent pour acheter, vendre ou investir sereinement.

À lire aussi

Commentaires

Les commentaires sont relus avant publication. Pas de conseil personnalisé : pour votre situation, consultez un professionnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Newsletter · chaque mardi

Le Brief : l’essentiel du marché en 5 minutes