Aller au contenu
MARCHÉS · 30 OCTTaux 20 ans3,39 %▲ 0,12Taux 25 ans3,45 %▲ 0,10OAT 10 ans4,44 %▲ 0,44CAC 407 970,00▲ 1,05 %Prix m² Paris9 740 €▲ 1,7 %Prix m² France2 604 €▲ 1,6 %Rdt SCPI4,91 %▲ 0,19Ventes 12 mois951 k▲ 3,6 %IRL1,57 %▲ 0,42

Simulateur revenus fonciers : micro-foncier ou régime réel, lequel choisir ?

Calculez l’impôt sur vos loyers de location vide au micro-foncier et au régime réel, et découvrez le régime le plus avantageux.

Tous vos loyers de locations nues du foyer : le seuil du micro-foncier (15 000 €) s’apprécie sur leur total.

Taxe foncière (hors ordures ménagères), copropriété non récupérable, assurance PNO et loyers impayés, frais de gestion et d’agence.

Payés dans l’année. Les travaux de construction ou d’agrandissement ne sont pas déductibles.

Votre tranche marginale d’imposition
Économie d’impôt du régime le plus favorable—
Impôt au micro-foncier—
Impôt au réel—
Régime conseillé—
Location nue, revenus 2026 déclarés en 2027 · règles de la loi de finances 2026

Estimation indicative pour une location nue détenue en direct ou via une SCI à l’impôt sur le revenu. L’impôt est calculé à votre tranche marginale, sans effet de seuil entre deux tranches ; prélèvements sociaux de 17,2 %. Hors dispositifs d’investissement (Pinel, Denormandie, Jeanbrun…), qui excluent le micro-foncier. Faites valider par un professionnel.

Les loyers d’une location vide sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, au barème de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Deux régimes existent : le micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire, et le régime réel, qui déduit les charges réellement payées. Ce simulateur calcule l’impôt dans les deux cas et indique le plus avantageux.

Le micro-foncier

Il s’applique automatiquement lorsque les loyers bruts du foyer ne dépassent pas 15 000 € par an. Vous déclarez le montant des loyers sur la déclaration de revenus, l’administration applique un abattement de 30 % censé couvrir toutes les charges. Aucune charge réelle n’est déductible, pas même les intérêts d’emprunt.

Revenu imposable = loyers × 70 %

Le régime réel

Obligatoire au-delà de 15 000 € de loyers, il peut être choisi en dessous : l’option vous engage alors pour trois ans. Vous déduisez les charges réellement payées : taxe foncière (hors ordures ménagères), charges de copropriété non récupérables, assurances, frais de gestion, travaux d’entretien et d’amélioration, intérêts d’emprunt, plus un forfait de 20 € par logement.

Résultat foncier = loyers − charges déductibles − intérêts d’emprunt

Si le résultat est négatif, le déficit s’impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an, hors intérêts : c’est le mécanisme du déficit foncier.

Combien d’impôt ?

Le revenu foncier imposable s’ajoute à vos autres revenus : il est taxé à votre tranche marginale d’imposition (0, 11, 30, 41 ou 45 %), plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Les revenus fonciers ont été exclus de la hausse de CSG décidée pour 2026 sur les autres revenus du patrimoine. Une partie de la CSG (6,8 %) est déductible de vos revenus l’année suivante.

Exemple chiffré 9 600 € de loyers, tranche à 30 %

Micro-foncier : imposable (70 %) 6 720 €
Micro-foncier : impôt et prélèvements 3 035 €
Réel : charges, forfait et intérêts − 4 020 €
Réel : résultat imposable 5 580 €
Réel : impôt et prélèvements 2 520 €
Économie avec le réel 515 € par an

Avec 2 200 € de charges et 1 800 € d’intérêts, les charges réelles atteignent 42 % des loyers : le réel l’emporte sur l’abattement de 30 %.

Conseil de la rédaction

La règle simple : si vos charges réelles, intérêts compris, dépassent 30 % de vos loyers, le réel est plus intéressant. Avant d’opter, vérifiez que ce sera encore le cas pendant trois ans, une fois le crédit avancé ou les travaux terminés.

Les limites du calcul

L’impôt est calculé à votre tranche marginale, sans tenir compte d’un éventuel changement de tranche ni de la décote. Les logements sous un dispositif d’investissement (Pinel, Denormandie, Jeanbrun, Loc’Avantages) relèvent obligatoirement du réel ou d’un régime spécifique. Une location meublée ne relève pas des revenus fonciers mais des bénéfices industriels et commerciaux (LMNP).

Questions fréquentes

Quel est le plafond du micro-foncier en 2026 ?

Le micro-foncier est réservé aux foyers dont les loyers bruts de location vide ne dépassent pas 15 000 € par an, tous biens confondus. L’abattement forfaitaire reste fixé à 30 % ; une hausse à 50 % est seulement débattue pour 2027.

Comment passer au régime réel ?

Il suffit de remplir la déclaration annexe 2044 avec votre déclaration de revenus. L’option est irrévocable pendant trois ans ; ensuite, elle se renouvelle chaque année tant que vous ne revenez pas au micro-foncier.

Les intérêts d’emprunt sont-ils déductibles ?

Oui, au régime réel seulement, avec l’assurance emprunteur et les frais de dossier. Au micro-foncier, l’abattement de 30 % est censé couvrir toutes les charges, intérêts compris.

Quels prélèvements sociaux sur les revenus fonciers en 2026 ?

Les revenus fonciers restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux : la hausse de la CSG votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui porte le taux à 18,6 %, ne les concerne pas.

Peut-on cumuler micro-foncier et location meublée ?

Oui. Les loyers meublés relèvent des bénéfices industriels et commerciaux, avec leur propre régime (micro-BIC ou réel) : ils ne comptent pas dans le seuil de 15 000 € du micro-foncier.

E
Eric

Eric écrit pour Le Blog Immobilier sur le marché du logement, le crédit et l’investissement locatif. Il décrypte les chiffres, les prix et les règles qui comptent pour acheter, vendre ou investir sereinement.

Pour approfondir

Newsletter · chaque mardi

Le Brief : l’essentiel du marché en 5 minutes